Formation au profit des producteurs de statistiques en Tunisie : « Les statistiques de genre »

Dans le cadre du projet d’assistance technique «Renforcer les capacités du Ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Seniors et de ses partenaires étatiques et non étatiques pour contribuer à la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes», le consortium GFA/CILG mandaté par l’Union européenne pour assurer l’assistance technique au profit du programme « Moussawat », organise une formation « Les statistiques de genre : Fondamentaux, Méthodologies et Indicateurs ».

Cette formation, se déroule du 29 janvier au 6 février 2019  s’inscrivant dans le cadre de l’Entente de Partenariat entre l’Institut National de la Statistique (INS) et le MFFES à travers l’Unité de Gestion du Programme Moussawat et vise à supporter techniquement les acteurs étatiques et non étatiques qui participent à titre différent à la collecte et analyse de données statistiques de genre en Tunisie. Les publics cibles de cette formation sont, en fait, les membres du Comité « Genre et Statistiques » en particulier le Conseil National Genre et Statistiques, le Centre de Recherches, d’Études, de Documentation et d’Information sur la Femme – CREDIF et l’INS, et autres parties prenantes du programme Moussawat.

La formation a été inaugurée par Mme Mounira Youssef, la Directrice des Affaires de la Femme auprès du MFFES, Mme Nadia Touihri, la Directrice Direction Centrale des Statistiques Démographiques et Sociales auprès de l’INS et Mme Carla Pagano, l’experte principale Cheffe d’équipe du projet.

Au cours de sept jours, la formation sera conduite par deux expertes statisticiennes, Mme Hela Ouailli et Mme Anne-Laure Humbert, et abordera des questions allant des définitions de base de l’approche statistique genre, aux statistiques de genre dans les organisations internationales, les indicateurs quantitatifs et qualitatifs de genre et la construction des indicateurs composites, à la méthodologie développée par l’OCDE et le Centre Commun de Recherche de l’Union Européenne pour construire des indicateurs composites.

Questions les plus demandées

La prise en compte des préoccupations de genre lors de la conception et de la mise en œuvre de programmes de population et de développement est donc importante pour deux raisons. Premièrement, il existe des différences entre les rôles des hommes et des femmes, des différences qui exigent différentes approches. Deuxièmement, il existe une inégalité systémique entre les hommes et les femmes. Dans l'ensemble, il existe des modèles clairs d'accès inférieur des femmes aux ressources et aux opportunités. En outre, les femmes sont systématiquement sous-représentées dans les processus décisionnels qui façonnent leurs sociétés et leurs propres vies. Ce schéma d'inégalité est une contrainte au progrès de toute société car elle limite les opportunités de la moitié de sa population. Lorsque les femmes sont contraintes d'atteindre leur plein potentiel, ce potentiel est perdu pour la société dans son ensemble.
Le terme «genre» désigne les attributs économiques et sociaux et culturels associés aux hommes et aux femmes. Dans la plupart des sociétés, être un homme ou une femme n'est pas simplement une question de caractéristiques biologiques et physiques différentes. Les hommes et les femmes sont confrontés à des attentes différentes quant à la façon dont ils doivent s'habiller, se comporter ou travailler. Les relations entre les hommes et les femmes, que ce soit dans la famille, dans le lieu de travail ou dans la sphère publique, reflètent également la compréhension des talents, des caractéristiques et des comportements adaptés aux femmes et aux hommes. Le sexe diffère donc du sexe en ce qu'il est de nature sociale et culturelle plutôt que biologique. Les attributs et les caractéristiques du genre, englobant, entre autres, les rôles que jouent les hommes et les femmes et les attentes qui leur sont accordées, varient considérablement d'une société à l'autre et changent avec le temps.
L'équité entre les sexes est le processus d'équité pour les femmes et les hommes. Pour assurer l'équité, des stratégies et des mesures doivent souvent être disponibles pour compenser les inconvénients historiques et sociaux des femmes qui empêchent les femmes et les hommes d'opérer autrement sur des conditions de concurrence équitables. L'équité mène à l'égalité. L'égalité des sexes exige l'égalité de la jouissance par les femmes et les hommes des biens, des opportunités, des ressources et des récompenses socialement valorisés. En ce qui concerne l'inégalité entre les sexes, ce sont généralement les femmes exclues ou désavantagées en matière de prise de décisions et d'accès aux ressources économiques et sociales. Par conséquent, un aspect essentiel de la promotion de l'égalité entre les sexes est l'autonomisation des femmes, en mettant l'accent sur l'identification et la réparation des déséquilibres de pouvoir et en donnant aux femmes plus d'autonomie pour gérer leurs propres vies. L'égalité des sexes ne signifie pas que les hommes et les femmes deviennent les mêmes; Seulement que l'accès aux opportunités et aux changements de vie ne dépend ni de leur sexe ni de leur contrainte. La réalisation de l'égalité entre les sexes exige l'autonomisation des femmes pour que les prises de décision au niveau privé et public et l'accès aux ressources ne soient plus pesés en faveur des hommes, afin que les femmes et les hommes puissent participer pleinement à des partenaires égaux dans la vie productive et reproductive.