Ateliers de Sensibilisation et de Formation sur les VFG dans les régions

A l’occasion des 16 jours d’activisme 2016, et dans le cadre de l’exécution de la Stratégie de Plaidoyer du ministère pour l’adoption de la loi organique sur les violences faites aux femmes, le programme « Moussawat » a organisé une série de session de sensibilisation et de formation autour du « projet de la loi organique de lutte contre les violences faites aux femmes », ainsi que « les standards internationaux de prise en charge des femmes victimes de violences ».

Cinq régions ont été ciblées par cette action de sensibilisation et de plaidoyer, à savoir : Sfax, Jendouba, Gafsa, Kairouan et Médenine.

Ces ateliers ont vus la participation des acteurs gouvernementaux locaux ainsi que des représentants de la société civile partenaires et intervenants dans le domaine des droits des femmes.

La présence féminine était très prépondérante et elle est presque de 2/3 des présents (73%) par rapport à la présence des hommes (presque 27%), Ce qui explique que la lutte contre la violence à l’égard des femmes et plus généralement la défense des droits des femmes reste toujours considérer comme une affaire des femmes et pas aussi évident une affaire touchant toute la société. Par ailleurs, ces événements ont connu une forte présence des représentants des différents ministères (46.5%) par rapport à la société civile (49%). Ce qui montre l’intérêt qu’en les ministères par rapport à cette question et que la lutte contre la violence à l’égard des femmes n’est pas une affaire exclusive de la société civile mais aussi une affaire du gouvernement.

Questions les plus demandées

La prise en compte des préoccupations de genre lors de la conception et de la mise en œuvre de programmes de population et de développement est donc importante pour deux raisons. Premièrement, il existe des différences entre les rôles des hommes et des femmes, des différences qui exigent différentes approches. Deuxièmement, il existe une inégalité systémique entre les hommes et les femmes. Dans l'ensemble, il existe des modèles clairs d'accès inférieur des femmes aux ressources et aux opportunités. En outre, les femmes sont systématiquement sous-représentées dans les processus décisionnels qui façonnent leurs sociétés et leurs propres vies. Ce schéma d'inégalité est une contrainte au progrès de toute société car elle limite les opportunités de la moitié de sa population. Lorsque les femmes sont contraintes d'atteindre leur plein potentiel, ce potentiel est perdu pour la société dans son ensemble.
L'équité entre les sexes est le processus d'équité pour les femmes et les hommes. Pour assurer l'équité, des stratégies et des mesures doivent souvent être disponibles pour compenser les inconvénients historiques et sociaux des femmes qui empêchent les femmes et les hommes d'opérer autrement sur des conditions de concurrence équitables. L'équité mène à l'égalité. L'égalité des sexes exige l'égalité de la jouissance par les femmes et les hommes des biens, des opportunités, des ressources et des récompenses socialement valorisés. En ce qui concerne l'inégalité entre les sexes, ce sont généralement les femmes exclues ou désavantagées en matière de prise de décisions et d'accès aux ressources économiques et sociales. Par conséquent, un aspect essentiel de la promotion de l'égalité entre les sexes est l'autonomisation des femmes, en mettant l'accent sur l'identification et la réparation des déséquilibres de pouvoir et en donnant aux femmes plus d'autonomie pour gérer leurs propres vies. L'égalité des sexes ne signifie pas que les hommes et les femmes deviennent les mêmes; Seulement que l'accès aux opportunités et aux changements de vie ne dépend ni de leur sexe ni de leur contrainte. La réalisation de l'égalité entre les sexes exige l'autonomisation des femmes pour que les prises de décision au niveau privé et public et l'accès aux ressources ne soient plus pesés en faveur des hommes, afin que les femmes et les hommes puissent participer pleinement à des partenaires égaux dans la vie productive et reproductive.